Nous vivons tous sur la même
planète et faisons partie de la même biosphère. Nous
reconnaissons maintenant que nous sommes dans une situation
d'interdépendance croissante et que notre avenir est
indissociable de la préservation des systèmes de maintien de
la vie sur l'ensemble du globe et de la perpétuation de toutes
les formes de vie.
Dans une économie mondiale fondée
sur les connaissances, l’innovation est essentielle, l’accès à
l’autoroute de l’information, aux réseaux de haute technologie
et aux universités crée un milieu favorable à
l’innovation.
La différence entre le
sous-développement et le développement c’est le Savoir. L es
Pays Nouvellement Industrialisés d'Asie (PNIA) ont pu, grâce à
des politiques impulsées par le savoir et l'innovation,
atteindre un niveau de développement appréciable.
Le
développement a besoin qu'on veille au transfert du produit
issu de la recherche dans les processus de production. Or,
dans nos pays en développement, il arrive que les quelques
découvertes qui s'y font ne soient pas exploitées sur le
terrain. Autrement dit, nous trouvons souvent des moyens pour
mener à bien des recherches et même des projets-pilotes; mais
une fois qu'on les a conduits avec succès à leur terme, quand
il ne reste plus qu'à en faire le transfert sur une grande
échelle, le système est bloqué. Dans certains cas, d'autres
pays diffusent à leur propre bénéfice des résultats de
recherche obtenus chez nous.
Les pays leaders sont
caractérisés par la célérité avec laquelle ils valorisent les
résultats de la recherche. «Leur allure est déterminée, écrit
Alvin Toffler dans son livre "Les Nouveaux Pouvoirs", par la
vitesse des transactions, le temps nécessaire à la prise des
décisions, le rythme auquel les idées nouvelles sortent des
laboratoires, la vitesse à laquelle elles arrivent sur le
marché et, par-dessus tout, la rapidité avec laquelle les
données, l'information et le savoir parcourent le système
économique ».
La recherche et le développement
technologique, ainsi que l'éducation et l'enseignement jouent
un rôle capital dans la réduction des disparités économiques
entre les pays.
L'importance croissante
des investissements et la constitution de réseaux liés, ont
permis, dans la plupart des pays industrialisés, de réaliser
cette conjonction entre le chercheur, l'ingénieur et
l'entrepreneur. Elles pourraient être stimulées, dans les PVD,
par les initiatives suivantes:
- Développement d'une
infrastructure de l'innovation par la mise en place de réseaux
de soutien à l'innovation et la promotion de "success
stories";
- Diffusion des nouvelles technologies et
techniques auprès d'entreprises de différents secteurs en
encourageant la coopération entre chercheurs, industriels et
investisseurs;
- Renforcement du niveau de
qualification de la main d’œuvre par une formation
professionnelle adaptée; sans oublier que les investisseurs
qui abordent un pays s'assurent par-dessus tout de l'existence
sur place d'une main d’œuvre qualifiée et abondante; d'où la
nécessité d'une formation professionnelle massive dans les
métiers d'avenir.
Pour cela, nous devons créer des
centres d'excellence, des réseaux dans lesquels les chercheurs
seront impliqués et qui réunissent les conditions favorables à
la circulation de l'information scientifique et technique. De
tels réseaux sont propices à la veille technologique: les uns et les autres pourront épier les nouveautés,
se tenir au courant des recherches qui sont effectuées partout
dans le monde, échanger et s'enrichir
mutuellement.
Le savoir scientifique a engendré des innovations remarquables qui ont
été très bénéfiques pour le genre
humain.
Enfin n'oublions pas
qu’avec la concurrence toujours plus vive qui est maintenant
de règle dans l'économie mondiale, l'occasion que l'on ne
saisit pas n'est jamais perdue. Elle est saisie par quelqu'un
d'autre.
B.F.
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Dr. Bassam Frenn
Director General |
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